Le budget
Les coûts
Le coût du chapiteau est modeste, son impact écologique est également très modéré : le terrain d'implantation est ensuite rendu à son état initial, il n'est chauffé ou éventuellement refroidi que lorsqu'on travaille sous la toile.
Les coûts…
Les coûts de chauffage et/ou de refroidissement du chapiteau dépendent de plusieurs facteurs : saison et météo, taille du chapiteau, mode de chauffage…
Le terrain et ses aménagements (raccordements à l’eau, à l’électricité, sanitaires, accès poids lourds, parking…) sont des coûts à envisager par la commune dans le long terme.
Les études préparatoires (DT-DICT et autres plans aériens) et la constitution du dossier de sécurité sont généralement inclus dans les salaires techniques de la compagnie.
Le transport est parfois en partie couvert par d’autres accueils ou contrats en amont et/ou en aval de la venue de la compagnie dans votre commune.
Les consommations de fluides (eau, électricité, fuel…) peuvent être supportées en partie ou en totalité par la commune dans le cadre d’un accueil bienveillant et actif. D’autres coûts techniques peuvent intervenir, comme la location d’engin de levage ou d’un groupe électrogène.
Les coûts liés à la sécurité du public dépendent de la jauge du chapiteau et de la longueur de l’implantation. Dans le cas d’une longue série sous un grand chapiteau, il faut faire appel à une société spécialisée.
La vérification des installations électriques est un coût généralement supporté par la compagnie.
La communication peut faire partie des coûts partagés : la commune relaye sur ses réseaux, infolettre, site internet… Elle peut réserver des emplacements d’affichage, voire, procéder à l’affichage. Elle met en contact la compagnie avec la presse locale. La compagnie peut fournir des affiches, trouver des relais sur place et intégrer sa proposition de spectacles à la programmation du théâtre ou autres associations culturelles locales.
La billetterie peut être prise en charge directement par la compagnie, par la municipalité, un théâtre ou un opérateur culturel local qui reverse l’argent à la compagnie.
Le coût principal du chapiteau pour les compagnies — et qui est difficilement absorbé par la billetterie à venir sur les spectacles – est la masse salariale des montages et démontages. Ce coût varie bien évidemment avec la taille du chapiteau.
Les salaires des artistes qui répètent, se produisent, qui encadrent des ateliers, qui interviennent dans les classes et les associations, sont supportés par la compagnie. Ils sont compensés par les recettes de billetterie ainsi que par la facturation des actions menées sur le territoire.
L’éventuelle remise en état du terrain (dû au plantage des pinces) nécessite parfois l’intervention des services techniques de la municipalité.
Le droit de place
Il est à bannir car il impacte beaucoup trop l'équilibre d'un projet d'implantation du chapiteau.
Une simple délibération municipale permet d'en exonérer la compagnie.
Ce que fait la profession
Au-delà de ce livret, par le biais de son principal représentant qu'est le Syndicat des Cirques et Compagnies de Création · Compagnies.org, la profession propose la mise en œuvre d'un véritable « Plan Chapiteau » pour tous les territoires.
Le « Plan Chapiteau » propose de mettre en œuvre un projet culturel itinérant au service des territoires. Pour ce faire, nous proposons un dispositif conjuguant un soutien du Ministère de la Culture et des collectivités territoriales permettant de prendre en charge le terrain d'accueil, le montage et le démontage du chapiteau et des fluides.
Nous sollicitons pour cela un soutien de 5 millions d'euros annuels de la part du Ministère de la Culture pour implanter 100 chapiteaux sur le territoire.
Nous sollicitons de la part des collectivités territoriales de mettre à disposition à titre gracieux le terrain d'accueil du chapiteau, du campement qui y est lié (caravanes...) et des fluides (eau, électricité, chauffage au mazout ou au bois).
Nous associons à ces demandes, la mise en place de 2 autres dispositifs :
- la Garantie au déficit, permettant de garantir une rémunération minimale pour les salarié·es de la compagnie ;
- l'Aide à l'irrigation des territoires, abondée par le Ministère de la Culture et les régions, pour soutenir l'accueil de manifestations culturelles en milieu rural dans les communes dépourvues d'offre culturelle à l'année.